Qui sommes-nous ?

Le mot du Président

«J’ai eu la chance de naître dans une famille unie, aimante et protectrice, et ainsi vivre une enfance et une adolescence heureuses.

Lorsque j’ai eu 3 enfants, j’ai souhaité m’engager dans une association d’aide aux enfants victimes de maltraitance, et j’ai choisi L’ENFANT BLEU, association dont je suis aujourd’hui le président.

Un enfant violé, battu ou insulté est pour moi ce qu’il y a de plus terrible au monde. Protéger et défendre les enfants victimes de maltraitance est au cœur de mes préoccupations et je mets toute mon énergie dans cette cause.

Ne perdons jamais de vue que les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de notre société demain, alors mettons tout en œuvre pour que tous les enfants puissent se tenir debout.»

Jean-Michel ABOU

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  • « L’Enfant Bleu – enfance maltraitée »  est une association Loi 1901, inscrite en Préfecture du Rhône (n° W691062741) avec parution au Journal Officiel (26.07.1997)
  • Elle a été reconnue association « d’Intérêt Général » par la Direction des Services Fiscaux du Rhône
  • Elle a reçu « l’Agrément au titre de la Jeunesse et de l’Education Populaire » par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative (n° J69.06.0080)

« L’Enfant Bleu – enfance maltraitée » a ouvert ses portes à Lyon en 1997 et le périmètre d’action s’étend dans tout le département du Rhône.

L’association apporte un soutien psychologique et une aide juridique aux enfants victimes de maltraitance ainsi qu’aux adultes ayant subi des mauvais traitements dans leur enfance : maltraitance psychologique, physique, sexuelle. La majorité des personnes suivies à l’association ont été victimes d’abus sexuels. Le plus jeune des patients n’a que 2 ans.

L’équipe

A l’association, toutes les personnes au contact des victimes et de leurs familles sont des professionnels.

Son président, Monsieur Jean-Michel ABOU, a fait le choix de la pluridisciplinarité, faisant travailler ensemble avocats, juriste et psychologues pour répondre au plus juste aux différentes situations et apporter de véritables solutions.

10 psychologues assurent un suivi thérapeutique et aident les victimes à se reconstruire aussi longtemps que nécessaire : thérapie individuelle et guidance parentale.

1 avocat est là pour faire valoir les droits des victimes. Il est le porte-parole de ces victimes avec une prise en charge juridique et un accompagnement dans les procédures judiciaires.

2 psychologues et 1 juriste mettent en œuvre des actions de prévention et de formation dans les écoles pour apprendre aux enfants à se protéger et aux professionnels concernés à déceler les premiers signes de maltraitance.

Et demain ?

“L’Enfant Bleu – enfance maltraitée” Rhône poursuit ses missions mais cherche aussi à porter son message auprès des pouvoirs publics et des autorités compétentes, susceptibles de faire évoluer la question de la maltraitance à plus grande échelle.

Elle engage ainsi le dialogue et se tourne régulièrement vers des instances de l’Education Nationale ou vers les autorités judiciaires concernées.

Liliane CAPOULADE, avocate au Barreau de Lyon (droit des personnes) et au côté de L’Enfant Bleu témoigne :

« Nous constatons encore aujourd’hui un manque d’orientation évident des victimes après un dépôt de plainte à la police ou à la gendarmerie. Nous avons donc au départ un rôle important d’informations à jouer auprès des représentants des enfants sur le déroulement du circuit judicaire. Dans un second temps, si une procédure est engagée sur le plan pénal ou civil, en cas de demande de réparations notamment, nous les accompagnons.

Mais le problème majeur reste celui du délai.

Les procédures devant les juges d’instruction sont souvent longues, avec des moyennes de 3 ans. Deux raisons à cela : les faits de maltraitance à l’égard des enfants sont rarement reconnus immédiatement. De plus, le nombre de médecins psychiatres désignés en qualité d’experts lors d’affaires judiciaires concernant des mineurs victimes de maltraitance est encore trop faible.

Je crois fermement que notre action doit passer par une prise en charge plus rapide des victimes, avec en particulier un soutien psychologique. Les victimes sont souvent entendues trop tard. Pour être plus efficace, il faudrait renforcer le nombre des experts psychiatriques désignés par les juges. Il faudrait aussi que ces experts puissent recevoir des formations spécifiques à l’écoute des mineurs victimes.

Mon souhait pour l’avenir ? La création d’un pôle de la maltraitance, avec des juges d’instruction dédiés qui faciliteraient le traitement des dossiers et replaceraient au centre des procédures la parole des victimes. Car l’objectif majeur de ce combat reste bel et bien de rétablir la parole de l’enfant. Si la parole des victimes est un enjeu souvent médiatisé, dans les faits, cette parole n’est toujours pas entendue ou prise au sérieux.

D’autant plus que cette question de la valeur de la parole de l’enfant est réactivée par la confusion existant entre vérité médico-légale et vérité judiciaire.

Ainsi, si au cours de ces deux dernières décennies les dispositions législatives relatives à la protection de l’enfance et de l’enfance maltraitée se sont renforcées en France, il demeure encore certaines lacunes. Pour preuve, les supports audio-visuels enregistrés lors de l’enquête par exemple, ne sont pratiquement jamais utilisés lors de l’audience finale de jugement, notamment en correctionnelle…

C’est sûr, si nous voulons mieux aider ces enfants victimes, il nous faut imaginer et mettre en place une meilleure écoute à tous les niveaux »

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